Polémique des maillots, fouille sur le tarmac: «bad trip» belge
La Belgique n'a fait qu'une bouchée des États-Unis, samedi, à Atlanta, dans des conditions visuelles catastrophiques. Avant de se soumettre à la sécurité de l'aéroport. La Belgique tient son «Very Bad Trip», à l'exception de sa démonstration sur le terrain réussie samedi face aux États-Unis (5-2). Une rencontre parfaitement aboutie que les 67'000 spectateurs d'Atlanta et les millions de téléspectateurs à travers le monde n'ont toutefois guère pu apprécier. La faute à un choix de maillots catastrophique. La tenue américaine pour les matches, blanche avec des vagues rouges en hommage aux couleurs du drapeau du pays de l'Oncle Sam, se confondait en effet avec celle que les Belges portent à l'extérieur, aux teintes bleu ciel et rose en référence au peintre René Magritte. En tribunes ou devant la télévision, le match amical a ainsi été presque impossible à regarder et, surtout, à comprendre, tant les deux maillots se confondaient. Pire, même les joueurs présents sur la pelouse ont reconnu la difficulté de se repérer en raison des chandails aux nuances presque similaires. «Souvent, quand on reçoit le ballon et qu'on lève les yeux, on n'arrive pas vraiment à se concentrer sur quelque chose, a réagi la star américaine Christian Pulisic auprès de Reuters. On se base uniquement sur la couleur du maillot (...) Quand les couleurs sont très similaires, c'est compliqué». Un avis partagé par le clan belge. «Parfois, il fallait regarder à deux fois, surtout si on voulait jouer vite, a confirmé Jérémy Doku, qui évolue à Manchester City. J’aurais préféré des couleurs plus distinctes.» Ce tollé aurait toutefois pu être évité, les Diables rouges ayant tiré la sonnette d'alarme en amont de la partie. Selon «Het Laatste Nieuws», la proposition de la Fédération belge de football d'évoluer avec son maillot domicile rouge avait toutefois été refusée par la FIFA en raison des rayures rouges présentes à l'avant de la tunique américaine. Au lendemain de cette drôle d'expérience, les joueurs du sélectionneur français Rudi Garcia ont vécu un nouveau moment hautement improbable dans la capitale de l'État de Géorgie. Car, avant de s'envoler pour Chicago, la délégation belge, qui avait comme souvent pu «esquiver» le passage par le terminal de l'aéroport en étant directement conduite en bus sur le tarmac, a dû se soumettre à un contrôle de sécurité au pied de son avion. Un par un, les joueurs et membres du staff et de l'encadrement ont été fouillés et scannés par le personnel aérien. De quoi offrir des images inédites. Mardi, dans l'Illinois, la sélection emmenée par Kevin De Bruyne affrontera le Mexique à Chicago en guise de préparation à la prochaine Coupe du monde.