Guerre en Ukraine: La Russie évoque des drones ukrainiens en Crimée. Suivez l'actualité du conflit et les tensions entre Moscou et l'Occident. Ton opinion Les autorités russes ont affirmé mardi, avoir abattu la veille des drones ukrainiens en Crimée, quelques jours après une visite du président Vladimir Poutine, dans cette péninsule annexée par Moscou. Lundi soir, «la défense antiaérienne a repoussé une attaque de drones près de la ville de Djankoï, en Crimée», a déclaré dans un communiqué le Comité d’enquête russe, organe chargé des investigations les plus importantes. «Les cibles de tous les drones abattus étaient des infrastructures civiles», a-t-il ajouté. Le gouverneur installé par Moscou en Crimée, Sergueï Aksionov, a fait état d’une personne blessée par la chute de débris d’un drone abattu sur une habitation et un magasin. Vladimir Poutine et Xi Jinping poursuivent mardi leurs discussions au deuxième jour de la visite du président chinois en Russie. Xi et Poutine devraient logiquement aborder à nouveau le conflit en Ukraine, Pékin ayant proposé le mois dernier un plan de paix, mais aussi leur coopération au sens large et l’approfondissement de leurs liens économiques, avec la signature attendue d’accords. La visite d’Etat de trois jours de Xi en Russie est une occasion pour Vladimir Poutine de s’afficher avec un allié de poids, alors qu’il est de plus en plus isolé en Occident et visé depuis la semaine dernière par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI). Le Premier ministre du Japon Fumio Kishida va rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Kiev mardi à l’occasion d’une visite surprise, a annoncé le ministère des Affaires étrangères nippon. Fumio Kishida va «transmettre au président Zelensky son respect pour le courage et la persévérance du peuple ukrainien qui défend son foyer sous sa direction, ainsi que la solidarité et le soutien infaillible à l’Ukraine du Japon et du G7», dont le pays d’Asie est l’hôte cette année, a expliqué le ministère dans un communiqué. Le Premier ministre du Japon Fumio Kishida est en route vers l’Ukraine pour une visite surprise, ont indiqué mardi les médias japonais. Fumio Kishida, qui était lundi en Inde, doit arriver mardi dans la journée, selon la télévision nationale NHK et l’agence de presse Kyodo notamment, citant une source gouvernementale anonyme. Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a affirmé, lundi, que «le monde ne doit pas être dupe» des propositions émises par Pékin quant au conflit en Ukraine, au moment où le président chinois Xi Jinping est en visite à Moscou. «Le monde ne doit pas être dupe face à toute décision tactique de la Russie, soutenue par la Chine ou tout autre pays, de geler le conflit selon ses propres conditions», a déclaré le secrétaire d’État. Le patron du groupe paramilitaire russe Wagner, Evgueni Prigojine, a affirmé, lundi, que ses hommes contrôlaient «environ 70%» de la ville de Bakhmout, dans l’est de l’Ukraine, théâtre de violents combats depuis l’été dernier. «À l’heure actuelle, les unités de Wagner continuent l’offensive pour la libération complète de Bakhmout», a-t-il assuré dans une lettre adressée au ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou. Ces déclarations étaient invérifiables de source indépendante. Evgueni Prigojine a aussi dit s’attendre à une contre-offensive des forces ukrainiennes pour la fin mars-début avril, destinée selon lui à «couper les unités de Wagner des forces principales de l’armée russe». Il a demandé au ministre russe de la Défense de «prendre des mesures» pour empêcher cette situation de se produire. Les États-Unis vont livrer une nouvelle tranche d’aide militaire à l’Ukraine, d’un montant de 350 millions de dollars et incluant, notamment, des munitions pour les lance-roquettes Himars, a annoncé, lundi, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken. «La Russie pourrait seule mettre fin à sa guerre aujourd’hui. Jusqu’à ce qu’elle le fasse, nous nous tiendrons aux côtés de l’Ukraine, aussi longtemps que nécessaire», a déclaré le secrétaire d’État, au moment où le président chinois Xi Jinping est en visite à Moscou. La Cour pénale internationale (CPI) a réclamé, lundi, le soutien et la «persévérance» de la communauté internationale pour l’aider dans ses investigations sur les crimes de guerre présumés commis en Ukraine, trois jours après l’émission d’un mandat d’arrêt contre le président russe, Vladimir Poutine. La CPI, basée à La Haye, a engagé une enquête sur de possibles crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans le cadre de la guerre lancée par Moscou contre l’Ukraine, le 24 février 2022, dont sont accusées les forces russes dans l’immense majorité des cas. Vendredi, elle a émis un mandat d’arrêt contre le président russe Vladimir Poutine et la commissaire russe aux droits des enfants, Maria Lvova-Belova, pour le crime de guerre de «déportation illégale» d’enfants ukrainiens. «Si le bruit est inévitable, nous devrions nous concentrer sur ce qui se passe vraiment et la nécessité d’avoir une enquête indépendante et impartiale», a insisté, lundi, le procureur de la CPI, Karim Khan, remerciant les pays présents pour leur soutien, dont le Japon, la Pologne et la France, mais aussi l’Union européenne. La Russie a annoncé, lundi, l’ouverture d’une enquête pénale contre le procureur et trois juges de la Cour pénale internationale (CPI), quelques jours après l’émission, par la CPI, d’un mandat d’arrêt visant le président Vladimir Poutine pour «crime de guerre» en Ukraine. Ces magistrats, dont le procureur de la CPI, Karim Khan, «ont rendu des décisions illégales, visant à arrêter le président de la Fédération de Russie et la commissaire aux droits des enfants», a indiqué le Comité d’enquête russe. «Une enquête pénale a été ouverte.» Le Royaume-Uni a dit, lundi, «espérer» que le président chinois, Xi Jinping, exhortera Vladimir Poutine à mettre fin à la guerre et aux «atrocités» en Ukraine, lors de sa visite à Moscou. «Nous espérons que le président Xi profitera de cette occasion pour exhorter le président Poutine à cesser de bombarder les villes, les hôpitaux et les écoles d’Ukraine et qu’il mette un terme aux atrocités auxquelles nous assistons quotidiennement», a déclaré le porte-parole du Premier ministre Rishi Sunak, après l’arrivée de Xi Jinping à Moscou. Kiev espère que le président chinois, Xi Jinping, utilisera son «influence» sur Vladimir Poutine, lors de sa visite à Moscou, pour «mettre fin» à l’invasion russe de l’Ukraine, a déclaré, lundi, le porte-parole de la diplomatie ukrainienne. «L’Ukraine suit de près la visite du président chinois en Russie. Nous nous attendons à ce que Pékin utilise son influence sur Moscou pour qu’il mette fin à la guerre d’agression contre l’Ukraine», a déclaré ce porte-parole, Oleg Nikolenko, peu après l’arrivée de Xi Jinping à Moscou. Vladimir Poutine a affirmé, lundi, accorder la «priorité» aux relations avec les pays africains, Moscou étant à la recherche de nouveaux partenaires pour faire face aux sanctions internationales pour cause de conflit en Ukraine. «Je tiens à souligner que notre pays a toujours accordé et continuera d’accorder la priorité à la coopération avec les États africains», a déclaré le président russe à Moscou, lors d’un discours devant des représentants africains. Il a aussi promis d’approvisionner «les pays les plus nécessiteux d’Afrique» en céréales si l’important accord sur les exportations ukrainiennes n’était pas reconduit dans deux mois. «Si nous décidons, en fin de compte, de ne pas prolonger cet accord dans 60 jours, alors nous sommes prêts à livrer depuis la Russie, gratuitement, tout le volume qui était destiné ces derniers temps aux pays les plus nécessiteux d’Afrique.» L’Union européenne a approuvé, lundi, l’allocation de deux milliards d’euros pour acheter et livrer des munitions d’artillerie à l’Ukraine, ont annoncé plusieurs sources diplomatiques européennes. Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont approuvé un plan d’action en trois phases, pour fournir aux forces ukrainiennes au moins un million d’obus de 155 mm et pour reconstituer les stocks stratégiques des pays de l’UE, dont certains sont proches de l’épuisement. Quatre soldats ukrainiens ont été tués par l’explosion d’un obus, survenue lors de tirs d’entraînement dans le nord de l’Ukraine, a indiqué, lundi, le bureau d’enquête national (DBR). L’incident s’est produit samedi dans la région de Tcherniguiv, a précisé le DBR. Une enquête pour «violation des règles de maniement des armes» a été ouverte. Vaste comme la Belgique, la région de Tcherniguiv, frontalière de la Russie et de la Biélorussie, a été partiellement occupée par l’armée russe pendant les premières semaines de l’invasion lancée par Moscou, en février 2022. Après le retrait des Russes de ce territoire, au printemps 2022, l’armée ukrainienne suit de près tout mouvement de troupes russes au nord du territoire ukrainien, notamment en Biélorussie. L’Union européenne finalise, cette semaine, un plan de deux milliards d’euros pour financer des achats communs de munitions d’artillerie, dont l’Ukraine a désespérément besoin pour contrer l’offensive des troupes russes. Le projet doit permettre de fournir aux forces ukrainiennes au moins un million d’obus de 155 mm et de reconstituer les stocks stratégiques des pays de l’UE, dont certains sont proches de l’épuisement. «J’espère que nous parviendrons à un accord aujourd’hui, au cours de la réunion conjointe des ministres des Affaires étrangères et de la Défense, sinon nous serons en difficultés pour poursuivre nos livraisons d’armes à l’Ukraine», a averti, lundi, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell. L’accord sera ensuite soumis aux dirigeants de l’UE, lors de leur sommet, jeudi et vendredi. Un milliard d’euros sera utilisé pour rembourser aux Etats membres les munitions prélevées sur leurs stocks, au prix de 1000 à 1300 euros l’obus, a-t-on précisé. Un obus vaut à ce jour 4000 euros, et les prix montent. Le président chinois, Xi Jinping, est arrivé, lundi, en Russie, pour un sommet avec Vladimir Poutine lors duquel les deux dirigeants discuteront d’un plan chinois pour régler le conflit en Ukraine et s’afficheront unis face à l’Occident. Xi Jinping a été accueilli par une fanfare à son arrivée, vers 13h, heure locale (11h en Suisse) à l’aéroport international Vnoukovo de Moscou, selon les images retransmises par les télévisions russes. Donnant le ton, il a affirmé que sa visite d’État de trois jours donnerait un «nouvel élan» aux relations entre Pékin et Moscou, selon une déclaration publiée par les agences russes, après son arrivée. Selon le Kremlin, les deux présidents, qui auront un entretien informel en tête-à-tête lundi, avant des négociations plus officielles mardi, discuteront notamment du plan proposé, le mois dernier, par Pékin pour régler le conflit en Ukraine, qui a provoqué un tollé international et des turbulences économiques. L’Ukraine insiste sur un «retrait» des forces russes de son territoire, a déclaré un haut responsable ukrainien peu avant l’arrivée, à Moscou, du président chinois Xi Jinping, dont le pays ne mentionne pas cette condition dans son plan de paix. «Formule pour le succès de la réalisation du «Plan de paix» chinois. La première et principale clause est la reddition ou le retrait des forces d’occupation russes du territoire ukrainien», afin de «restaurer la souveraineté» et «l’intégrité territoriale» de l’Ukraine, a tweeté le secrétaire du Conseil de sécurité, Oleksiï Danilov. Fin février, Pékin a publié un document en douze points appelant notamment Moscou et Kiev à «stopper les hostilités» et à tenir des pourparlers de paix. Mais, contrairement à ce que réclament l’Ukraine et les Occidentaux, elle n’évoque pas de retrait des troupes russes du territoire ukrainien, proposant en revanche de mettre fin aux sanctions «unilatérales» contre la Russie. Kiev regarde donc avec une certaine anxiété l’arrivée lundi, de Xi Jinping à Moscou, d’autant plus qu’elle redoute que Pékin, allié stratégique russe, puisse à terme décider de livrer des armes à la Russie et peser ainsi sur l’issue de la guerre. Le président chinois Xi Jinping et son homologue russe Vladimir Poutine vont parler du plan proposé par Pékin pour régler le conflit en Ukraine, lors de leur sommet en Russie cette semaine, a indiqué, lundi, le Kremlin, accusant les États-Unis d’attiser les violences. «Les sujets abordés dans ce plan chinois pour l’Ukraine feront partie des négociations», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. «Les États-Unis campent sur leurs positions qui consistent à continuer de provoquer le conflit, d’entraver une réduction de l’intensité des hostilités et de continuer à inonder l’Ukraine d’armes.» Le Royaume-Uni et l’Ukraine signent lundi un accord sur le commerce numérique visant à faciliter les échanges entre les deux pays, dans le cadre du soutien britannique à Kiev face à l’invasion russe. Outre cet accord dévoilé fin novembre dernier, et dont la signature est qualifiée d’«historique» par la ministre britannique du Commerce international Kemi Badenoch, le Royaume-Uni annonce l’extension de la suppression des droits de douanes sur toutes les importations de produits ukrainiens jusqu'à mars 2024. Londres accueillera en outre fin juin une conférence internationale sur la reconstruction de l’Ukraine. Sous l’effet des sanctions, les importations de marchandises russes au Royaume-Uni ont chuté de 99%, les exportations vers la Russie de 80%, selon le ministère du commerce. Plusieurs pays doivent annoncer lundi la mobilisation de moyens supplémentaires pour soutenir l’enquête de la Cour pénale internationale (CPI) sur les crimes de guerre présumés commis en Ukraine, à l’occasion d’une conférence internationale de ministres de la Justice à Londres. La CPI, basée à La Haye, a engagé une enquête sur de possibles crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans le cadre de la guerre lancée par Moscou contre l’Ukraine le 24 février 2022, dont sont accusées les forces russes dans l’immense majorité des cas. Vendredi, elle a émis un mandat d’arrêt contre le président russe Vladimir Poutine. Pour mener ses investigations, la CPI a besoin de moyens financiers et techniques et en décembre dernier, son procureur Karim Khan, qui sera présent à la conférence de Londres, avait appelé la communauté internationale à augmenter son soutien à l’institution. Plus de 40 États seront représentés lundi à Londres lors de cette conférence organisée conjointement par le Royaume-Uni et les Pays-Bas, a indiqué le gouvernement britannique.