A1) Dépitée par son fils lutteur, elle se défoule sur ses lunettes.

Spencer Lee, lutteur américain, a été éliminé en demi-finale du championnat universitaire. La défaite surprenante du favori a plongé sa mère dans un profond désarroi. La mère du lutteur Spencer Lee a complètement détruit ses lunettes. L’Américain Spencer Lee, l’un des meilleurs lutteurs au niveau universitaire, a été battu en demi-finale du championnat national. Un réel choc tant il était le favori. Car Lee, 24 ans, jouait gros. Le lutteur de l’Université de l’Iowa pouvait devenir le cinquième lutteur de l’histoire à remporter quatre titres nationaux. Il avait été couronné en 2018, 2019 et 2021. Surtout, il n’avait plus subi la défaite en plus de quatre ans. Alors qu’il menait son duel, Spencer Lee a craqué dans les dernières secondes du combat, défait par Matt Tamos (Université Purdue). Et cela a mis sa mère, Cathy, dans tous ses états. Assise aux premières loges, elle ne semblait pas en croire ses yeux. Elle a d’abord tenté de trouver du réconfort en agrippant le bras de sa voisine, avant d’arracher ses lunettes. Son outil de vue a malheureusement été la principale victime de son désarroi. L’ancienne judoka, membre de la sélection olympique américaine, a tout simplement écrasé ses lunettes avant de les jeter au sol. En finale, Matt Ramos a été défait par Patrick Glory, devenant le premier lutteur de l’Université de Princeton couronné champion NCAA en 72 ans. De quoi mettre un peu de baume au coeur de la mère de Spencer Lee?

A2) Guerre en Ukraine: La Russie évoque des drones ukrainiens en Crimée.

Suivez l'actualité du conflit et les tensions entre Moscou et l'Occident. Ton opinion Les autorités russes ont affirmé mardi, avoir abattu la veille des drones ukrainiens en Crimée, quelques jours après une visite du président Vladimir Poutine, dans cette péninsule annexée par Moscou. Lundi soir, «la défense antiaérienne a repoussé une attaque de drones près de la ville de Djankoï, en Crimée», a déclaré dans un communiqué le Comité d’enquête russe, organe chargé des investigations les plus importantes. «Les cibles de tous les drones abattus étaient des infrastructures civiles», a-t-il ajouté. Le gouverneur installé par Moscou en Crimée, Sergueï Aksionov, a fait état d’une personne blessée par la chute de débris d’un drone abattu sur une habitation et un magasin. Vladimir Poutine et Xi Jinping poursuivent mardi leurs discussions au deuxième jour de la visite du président chinois en Russie. Xi et Poutine devraient logiquement aborder à nouveau le conflit en Ukraine, Pékin ayant proposé le mois dernier un plan de paix, mais aussi leur coopération au sens large et l’approfondissement de leurs liens économiques, avec la signature attendue d’accords. La visite d’Etat de trois jours de Xi en Russie est une occasion pour Vladimir Poutine de s’afficher avec un allié de poids, alors qu’il est de plus en plus isolé en Occident et visé depuis la semaine dernière par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI). Le Premier ministre du Japon Fumio Kishida va rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Kiev mardi à l’occasion d’une visite surprise, a annoncé le ministère des Affaires étrangères nippon. Fumio Kishida va «transmettre au président Zelensky son respect pour le courage et la persévérance du peuple ukrainien qui défend son foyer sous sa direction, ainsi que la solidarité et le soutien infaillible à l’Ukraine du Japon et du G7», dont le pays d’Asie est l’hôte cette année, a expliqué le ministère dans un communiqué. Le Premier ministre du Japon Fumio Kishida est en route vers l’Ukraine pour une visite surprise, ont indiqué mardi les médias japonais. Fumio Kishida, qui était lundi en Inde, doit arriver mardi dans la journée, selon la télévision nationale NHK et l’agence de presse Kyodo notamment, citant une source gouvernementale anonyme. Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a affirmé, lundi, que «le monde ne doit pas être dupe» des propositions émises par Pékin quant au conflit en Ukraine, au moment où le président chinois Xi Jinping est en visite à Moscou. «Le monde ne doit pas être dupe face à toute décision tactique de la Russie, soutenue par la Chine ou tout autre pays, de geler le conflit selon ses propres conditions», a déclaré le secrétaire d’État. Le patron du groupe paramilitaire russe Wagner, Evgueni Prigojine, a affirmé, lundi, que ses hommes contrôlaient «environ 70%» de la ville de Bakhmout, dans l’est de l’Ukraine, théâtre de violents combats depuis l’été dernier. «À l’heure actuelle, les unités de Wagner continuent l’offensive pour la libération complète de Bakhmout», a-t-il assuré dans une lettre adressée au ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou. Ces déclarations étaient invérifiables de source indépendante. Evgueni Prigojine a aussi dit s’attendre à une contre-offensive des forces ukrainiennes pour la fin mars-début avril, destinée selon lui à «couper les unités de Wagner des forces principales de l’armée russe». Il a demandé au ministre russe de la Défense de «prendre des mesures» pour empêcher cette situation de se produire. Les États-Unis vont livrer une nouvelle tranche d’aide militaire à l’Ukraine, d’un montant de 350 millions de dollars et incluant, notamment, des munitions pour les lance-roquettes Himars, a annoncé, lundi, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken. «La Russie pourrait seule mettre fin à sa guerre aujourd’hui. Jusqu’à ce qu’elle le fasse, nous nous tiendrons aux côtés de l’Ukraine, aussi longtemps que nécessaire», a déclaré le secrétaire d’État, au moment où le président chinois Xi Jinping est en visite à Moscou. La Cour pénale internationale (CPI) a réclamé, lundi, le soutien et la «persévérance» de la communauté internationale pour l’aider dans ses investigations sur les crimes de guerre présumés commis en Ukraine, trois jours après l’émission d’un mandat d’arrêt contre le président russe, Vladimir Poutine. La CPI, basée à La Haye, a engagé une enquête sur de possibles crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans le cadre de la guerre lancée par Moscou contre l’Ukraine, le 24 février 2022, dont sont accusées les forces russes dans l’immense majorité des cas. Vendredi, elle a émis un mandat d’arrêt contre le président russe Vladimir Poutine et la commissaire russe aux droits des enfants, Maria Lvova-Belova, pour le crime de guerre de «déportation illégale» d’enfants ukrainiens. «Si le bruit est inévitable, nous devrions nous concentrer sur ce qui se passe vraiment et la nécessité d’avoir une enquête indépendante et impartiale», a insisté, lundi, le procureur de la CPI, Karim Khan, remerciant les pays présents pour leur soutien, dont le Japon, la Pologne et la France, mais aussi l’Union européenne. La Russie a annoncé, lundi, l’ouverture d’une enquête pénale contre le procureur et trois juges de la Cour pénale internationale (CPI), quelques jours après l’émission, par la CPI, d’un mandat d’arrêt visant le président Vladimir Poutine pour «crime de guerre» en Ukraine. Ces magistrats, dont le procureur de la CPI, Karim Khan, «ont rendu des décisions illégales, visant à arrêter le président de la Fédération de Russie et la commissaire aux droits des enfants», a indiqué le Comité d’enquête russe. «Une enquête pénale a été ouverte.» Le Royaume-Uni a dit, lundi, «espérer» que le président chinois, Xi Jinping, exhortera Vladimir Poutine à mettre fin à la guerre et aux «atrocités» en Ukraine, lors de sa visite à Moscou. «Nous espérons que le président Xi profitera de cette occasion pour exhorter le président Poutine à cesser de bombarder les villes, les hôpitaux et les écoles d’Ukraine et qu’il mette un terme aux atrocités auxquelles nous assistons quotidiennement», a déclaré le porte-parole du Premier ministre Rishi Sunak, après l’arrivée de Xi Jinping à Moscou. Kiev espère que le président chinois, Xi Jinping, utilisera son «influence» sur Vladimir Poutine, lors de sa visite à Moscou, pour «mettre fin» à l’invasion russe de l’Ukraine, a déclaré, lundi, le porte-parole de la diplomatie ukrainienne. «L’Ukraine suit de près la visite du président chinois en Russie. Nous nous attendons à ce que Pékin utilise son influence sur Moscou pour qu’il mette fin à la guerre d’agression contre l’Ukraine», a déclaré ce porte-parole, Oleg Nikolenko, peu après l’arrivée de Xi Jinping à Moscou. Vladimir Poutine a affirmé, lundi, accorder la «priorité» aux relations avec les pays africains, Moscou étant à la recherche de nouveaux partenaires pour faire face aux sanctions internationales pour cause de conflit en Ukraine. «Je tiens à souligner que notre pays a toujours accordé et continuera d’accorder la priorité à la coopération avec les États africains», a déclaré le président russe à Moscou, lors d’un discours devant des représentants africains. Il a aussi promis d’approvisionner «les pays les plus nécessiteux d’Afrique» en céréales si l’important accord sur les exportations ukrainiennes n’était pas reconduit dans deux mois. «Si nous décidons, en fin de compte, de ne pas prolonger cet accord dans 60 jours, alors nous sommes prêts à livrer depuis la Russie, gratuitement, tout le volume qui était destiné ces derniers temps aux pays les plus nécessiteux d’Afrique.» L’Union européenne a approuvé, lundi, l’allocation de deux milliards d’euros pour acheter et livrer des munitions d’artillerie à l’Ukraine, ont annoncé plusieurs sources diplomatiques européennes. Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont approuvé un plan d’action en trois phases, pour fournir aux forces ukrainiennes au moins un million d’obus de 155 mm et pour reconstituer les stocks stratégiques des pays de l’UE, dont certains sont proches de l’épuisement. Quatre soldats ukrainiens ont été tués par l’explosion d’un obus, survenue lors de tirs d’entraînement dans le nord de l’Ukraine, a indiqué, lundi, le bureau d’enquête national (DBR). L’incident s’est produit samedi dans la région de Tcherniguiv, a précisé le DBR. Une enquête pour «violation des règles de maniement des armes» a été ouverte. Vaste comme la Belgique, la région de Tcherniguiv, frontalière de la Russie et de la Biélorussie, a été partiellement occupée par l’armée russe pendant les premières semaines de l’invasion lancée par Moscou, en février 2022. Après le retrait des Russes de ce territoire, au printemps 2022, l’armée ukrainienne suit de près tout mouvement de troupes russes au nord du territoire ukrainien, notamment en Biélorussie. L’Union européenne finalise, cette semaine, un plan de deux milliards d’euros pour financer des achats communs de munitions d’artillerie, dont l’Ukraine a désespérément besoin pour contrer l’offensive des troupes russes. Le projet doit permettre de fournir aux forces ukrainiennes au moins un million d’obus de 155 mm et de reconstituer les stocks stratégiques des pays de l’UE, dont certains sont proches de l’épuisement. «J’espère que nous parviendrons à un accord aujourd’hui, au cours de la réunion conjointe des ministres des Affaires étrangères et de la Défense, sinon nous serons en difficultés pour poursuivre nos livraisons d’armes à l’Ukraine», a averti, lundi, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell. L’accord sera ensuite soumis aux dirigeants de l’UE, lors de leur sommet, jeudi et vendredi. Un milliard d’euros sera utilisé pour rembourser aux Etats membres les munitions prélevées sur leurs stocks, au prix de 1000 à 1300 euros l’obus, a-t-on précisé. Un obus vaut à ce jour 4000 euros, et les prix montent. Le président chinois, Xi Jinping, est arrivé, lundi, en Russie, pour un sommet avec Vladimir Poutine lors duquel les deux dirigeants discuteront d’un plan chinois pour régler le conflit en Ukraine et s’afficheront unis face à l’Occident. Xi Jinping a été accueilli par une fanfare à son arrivée, vers 13h, heure locale (11h en Suisse) à l’aéroport international Vnoukovo de Moscou, selon les images retransmises par les télévisions russes. Donnant le ton, il a affirmé que sa visite d’État de trois jours donnerait un «nouvel élan» aux relations entre Pékin et Moscou, selon une déclaration publiée par les agences russes, après son arrivée. Selon le Kremlin, les deux présidents, qui auront un entretien informel en tête-à-tête lundi, avant des négociations plus officielles mardi, discuteront notamment du plan proposé, le mois dernier, par Pékin pour régler le conflit en Ukraine, qui a provoqué un tollé international et des turbulences économiques. L’Ukraine insiste sur un «retrait» des forces russes de son territoire, a déclaré un haut responsable ukrainien peu avant l’arrivée, à Moscou, du président chinois Xi Jinping, dont le pays ne mentionne pas cette condition dans son plan de paix. «Formule pour le succès de la réalisation du «Plan de paix» chinois. La première et principale clause est la reddition ou le retrait des forces d’occupation russes du territoire ukrainien», afin de «restaurer la souveraineté» et «l’intégrité territoriale» de l’Ukraine, a tweeté le secrétaire du Conseil de sécurité, Oleksiï Danilov. Fin février, Pékin a publié un document en douze points appelant notamment Moscou et Kiev à «stopper les hostilités» et à tenir des pourparlers de paix. Mais, contrairement à ce que réclament l’Ukraine et les Occidentaux, elle n’évoque pas de retrait des troupes russes du territoire ukrainien, proposant en revanche de mettre fin aux sanctions «unilatérales» contre la Russie. Kiev regarde donc avec une certaine anxiété l’arrivée lundi, de Xi Jinping à Moscou, d’autant plus qu’elle redoute que Pékin, allié stratégique russe, puisse à terme décider de livrer des armes à la Russie et peser ainsi sur l’issue de la guerre. Le président chinois Xi Jinping et son homologue russe Vladimir Poutine vont parler du plan proposé par Pékin pour régler le conflit en Ukraine, lors de leur sommet en Russie cette semaine, a indiqué, lundi, le Kremlin, accusant les États-Unis d’attiser les violences. «Les sujets abordés dans ce plan chinois pour l’Ukraine feront partie des négociations», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. «Les États-Unis campent sur leurs positions qui consistent à continuer de provoquer le conflit, d’entraver une réduction de l’intensité des hostilités et de continuer à inonder l’Ukraine d’armes.» Le Royaume-Uni et l’Ukraine signent lundi un accord sur le commerce numérique visant à faciliter les échanges entre les deux pays, dans le cadre du soutien britannique à Kiev face à l’invasion russe. Outre cet accord dévoilé fin novembre dernier, et dont la signature est qualifiée d’«historique» par la ministre britannique du Commerce international Kemi Badenoch, le Royaume-Uni annonce l’extension de la suppression des droits de douanes sur toutes les importations de produits ukrainiens jusqu'à mars 2024. Londres accueillera en outre fin juin une conférence internationale sur la reconstruction de l’Ukraine. Sous l’effet des sanctions, les importations de marchandises russes au Royaume-Uni ont chuté de 99%, les exportations vers la Russie de 80%, selon le ministère du commerce. Plusieurs pays doivent annoncer lundi la mobilisation de moyens supplémentaires pour soutenir l’enquête de la Cour pénale internationale (CPI) sur les crimes de guerre présumés commis en Ukraine, à l’occasion d’une conférence internationale de ministres de la Justice à Londres. La CPI, basée à La Haye, a engagé une enquête sur de possibles crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans le cadre de la guerre lancée par Moscou contre l’Ukraine le 24 février 2022, dont sont accusées les forces russes dans l’immense majorité des cas. Vendredi, elle a émis un mandat d’arrêt contre le président russe Vladimir Poutine. Pour mener ses investigations, la CPI a besoin de moyens financiers et techniques et en décembre dernier, son procureur Karim Khan, qui sera présent à la conférence de Londres, avait appelé la communauté internationale à augmenter son soutien à l’institution. Plus de 40 États seront représentés lundi à Londres lors de cette conférence organisée conjointement par le Royaume-Uni et les Pays-Bas, a indiqué le gouvernement britannique.

A3) Keanu Reeves est attaché aux rencontres faites en Suisse.

Keanu Reeves a évoqué son amour de notre pays lors de la première de «John Wick 4» à Hollywood. Il est le plus discret de tous les acteurs stars de Hollywood. Si Keanu Reeves, 58 ans, cache méticuleusement sa vie privée dont il refuse de parler, il nous explique volontiers son amour pour notre pays, qu’il a visité plus d’une dizaine de fois. Nous l’avons rencontré avant la sortie de «John Wick 4», à voir au cinéma dès le 22 mars. Neuf ans après le premier film, qu'est-ce qui vous a donné envie de retrouver ce personnage de John Wick? Ce quatrième chapitre est le plus abouti, le plus grandiose et le plus spectaculaire de la saga. Il y a énormément d’action, mais aussi des sentiments forts d’amitié, de haine, d’abandon et de trahison. C’est un rôle que j’aime incarner, car John est tellement attachant malgré les innombrables morts qu’il laisse sur son chemin. Est-ce que la préparation physique pour les scènes d’action devient plus difficile avec les années qui passent? Quand on aime ce qu’on fait, on ne voit pas le temps passer. (Rire.) Je suis fasciné par les arts martiaux depuis toujours et je compte bien continuer à les pratiquer en faisant tout pour que mon corps tienne le coup. L’entraînement a duré plus de trois mois à raison de quatre heures par jour cinq jours par semaine. Ma chance est d’avoir un réalisateur, Chad Stahelski, qui était cascadeur à ses débuts. Il veut que la violence soit réaliste à l’écran, ce qui demande une énorme précision dans les chorégraphies des combats. Même chose pour les cascades d’ailleurs. Sans dévoiler la fin de «John Wick 4», est-ce qu’on ne pourrait pas le retrouver loin de tout, dans un petit village suisse, dans un cinquième film? John Wick qui se ferait oublier et disparaîtrait dans un chalet seul au milieu des Alpes suisses? Voilà une excellente idée! Mais je pense qu’il ne sera jamais tranquille. Où qu’il se cache, il sera toujours pourchassé, aussi bien par ses ennemis que par ses vieux amis qui se retournent contre lui. Mais je retiens votre idée de la Suisse, car j’adore votre pays! Pourquoi? Tout simplement parce que je le connais très bien pour y avoir séjourné à de multiples reprises (ndlr: l’acteur était venu souvent pour faire soigner sa sœur, mais aussi pour y passer des vacances). Genève, Lausanne, Bâle, Zurich: j’ai été dans toutes ces villes. J’ai aussi pris le temps de découvrir les alentours dans plusieurs cantons. Il y a une beauté et un charme en Suisse qui en font un lieu unique au monde. Si je vous demande votre coup de cœur dans notre pays, qu’est-ce qui vous vient en premier à l’esprit? Les premières choses qui me passent par la tête, ce sont les gens que j’ai rencontrés chez vous et les excellents repas que j’ai mangés. Beaucoup d’étrangers ignorent probablement à quel point on mange bien dans vos restaurants. Bon, bien sûr que les balades autour de vos lacs sont sublimes, mais je me sens en premier lieu attaché aux rencontres que j’y ai faites au quotidien.

A4) Macron fait passer sa réforme des retraites en force.

Après des semaines de débats, Emmanuel Macron a eu recours à l'article 49.3 pour imposer l'impopulaire réforme des retraites. Mais l'opposition et les manifestants n'ont pas dit leur dernier mot. Ton opinion La CGT Energie (FNME-CGT) a promis mardi, de nouvelles «coupures ciblées» dans le cadre de la lutte contre la réforme des retraites, au lendemain de son adoption au Parlement. «On ira encore aussi vers des coupures, des coupures ciblées, ce qu’on appelle nous la sobriété énergétique, parce que ça, en soi, c’est s’attaquer au capital, à ceux qui nous gouvernent, à ceux qui sont pour la loi», a déclaré le secrétaire général de la FNME-CGT, Sébastien Menesplier, lors d’une visite, mardi matin, sur le piquet de grève de la centrale nucléaire de Gravelines (Nord). «On va leur montrer qu’on est mobilisés et qu’on est déterminés», a-t-il ajouté. «La colère est grande». Les grévistes du secteur multiplient depuis le début du conflit les coupures électriques, contre les permanences parlementaires – jusqu’à celle du président du Sénat Gérard Larcher - ou les domiciles de responsables politiques, mais aussi à plus large échelle. Récemment, 43'000 foyers ont été temporairement privés de courant dans le Var ou encore 32'000 dans les Ardennes. Près de 300 personnes (287), dont 234 à Paris, ont été interpellées, lundi soir en France, lors de manifestations contre l’adoption de la réforme des retraites, après le recours au 49.3, a-t-on appris, mardi, de source policière. A Paris, où les manifestants par petits groupes mobiles ont déambulé dans les arrondissements du centre en brûlant poubelles, vélos et divers objets. Les sapeurs-pompiers sont intervenus 240 fois, selon cette source policière. Très attendu sur les tensions sociales et politiques suscitées par sa réforme des retraites, Emmanuel Macron s’exprimera sur les chaîne TF1 et France 2, mercredi, lors d’une interview en direct à 13 heures, a annoncé mardi la présidence française. L’interview du chef de l’Etat français interviendra après l’adoption définitive, lundi, par le Parlement de cette réforme très contestée et une journée de consultations de son camp ce mardi par le président, sur fond de poursuite des manifestations. Le ministère de la Transition énergétique a annoncé mardi, la réquisition de «trois salariés par relève» au dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer «face à l’aggravation des tensions d’approvisionnement dans les Bouches-du-Rhône», conséquence des grèves contre la réforme des retraites. «La réquisition est valable pendant 48h en tant que de besoin, à compter du 21 mars» et concerne «des personnels indispensables au fonctionnement du dépôt» qui approvisionne la région PACA et l’Est de la région Occitanie en carburants, a précisé le ministère, dans un communiqué. La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies aériennes d’annuler mardi et mercredi 20% de leurs vols à Paris-Orly et à Marseille-Provence (sud-est), en raison du mouvement de grève des contrôleurs aériens contre la réforme des retraites. «En dépit de ces mesures préventives, des perturbations et des retards sont néanmoins à prévoir», souligne l’autorité de l’aviation civile, lundi, dans un communiqué. Le taux d’annulation est sensiblement inférieur aux réductions de 30% des vols à Paris-Orly et 20% à Marseille demandés pour lundi par les autorités. Les demandes de réduction du trafic sont quasi quotidiennes depuis plusieurs semaines, principalement dans ces deux aéroports où une partie des aiguilleurs du ciel se sont joints au mouvement de protestation contre le projet de réforme des retraites porté par le gouvernement. Plusieurs manifestations pour s’opposer à la réforme des retraites causent lundi de grandes perturbations du trafic à Rennes et ailleurs en Bretagne, tandis qu’un important dépôt pétrolier est bloqué à Vern-sur-Seiche, a-t-on appris auprès de la préfecture et de la CGT. Une opération «ville morte» a été lancée pour ce lundi à Rennes, sur les réseaux sociaux, notamment étudiants, alors que Rennes connaît de très nombreuses manifestations et aussi des dégradations, voire des violences, depuis le début de la contestation contre l’impopulaire réforme des retraites. Sur la rocade sud, des feux de palettes bloquent la circulation, d’après la préfecture. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent d’importants feux et des colonnes de fumée sur la chaussée. Des perturbations affectent également la circulation de certaines lignes de bus de la capitale bretonne, selon le gestionnaire du réseau Star. Au sud de la ville, le dépôt pétrolier de Vern-sur-Seiche «est bloqué», selon Eric Sellini, responsable national de la CGT Chimie. Le régime des retraites sera à l’équilibre en 2030, grâce à la lutte contre la fraude et à des transferts entre branches de la sécurité sociale, a répété lundi, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. Malgré sept milliards d’euros de «mesures d’accompagnement social», «je garantis qu’en 2030, le régime des retraites sera à l’équilibre financier», a assuré sur RMC/BFM TV le ministre. «Le financement sera garanti pour qu’en 2030 il y ait l’équilibre financier, soit par la lutte contre les fraudes soit par le transfert de la branche des accidents du travail vers la branche vieillesse», a détaillé Bruno Le Maire, qui s’est exprimé quelques heures avant la mise au vote de deux motions de censure à l’Assemblée nationale, le gouvernement ayant choisi de ne pas soumettre la réforme au vote des députés. Le budget de sept milliards alloués aux mesures d’accompagnement est «généreux» et «nécessaire», a insisté Bruno Le Maire. Quelques centaines de personnes se sont rassemblées dimanche aux Halles, au coeur de Paris en fin d’après-midi, scandant pour la quatrième soirée consécutive dans la capitale des slogans visant Macron et la police et rejetant l’usage du 49.3 pour faire adopter la réforme des retraites. Commencé vers 18h00 dans ce quartier commerçant et très fréquenté, le rassemblement s’est déroulé dans le calme, selon une journaliste de l’AFP sur place. Selon une source policière, le rassemblement, auquel ont participé 350 personnes, n’avait pas été déclaré. Une tentative de départ en cortège sauvage a été empêchée par les forces de l’ordre et 17 personnes ont été interpellées. Le président Emmanuel Macron a assuré dimanche soir de «la mobilisation du gouvernement pour que tout soit mis en oeuvre» afin de «protéger» les parlementaires menacés par des opposants à la réforme des retraites, dans un message de l’Élysée transmis à l’AFP. Le président de la République a appelé le président du Sénat Gérard Larcher et la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet pour «réaffirmer son soutien au Parlement et à l’ensemble de ses parlementaires tout comme la mobilisation du gouvernement pour que tout soit mis en oeuvre pour les protéger», a indiqué l’Élysée. Le président Emmanuel Macron a émis le souhait dimanche que la réforme des retraites, qui sera adoptée définitivement lundi si les deux motions de censure visant le gouvernement d’Elisabeth Borne sont rejetées, «puisse aller au bout de son cheminement démocratique». «Après des mois de concertations politique et sociale et plus de 170 heures de débat qui ont abouti sur le vote d’un texte de compromis entre le Sénat et l’Assemblée nationale, le président de la République a exprimé aux deux présidents (du Sénat et de l’Assemblée, ndlr) son souhait que le texte sur les retraites puisse aller au bout de son cheminement démocratique dans le respect de tous», a indiqué l’Élysée dans un message transmis à l’AFP. Le gouvernement français est monté au créneau dimanche pour défendre la décision décriée de passer en force sur la réforme des retraites, à la veille d’un «moment de vérité» où il devra surmonter deux motions de censure à l’Assemblée nationale. «Ce sera un moment de vérité. La réforme des retraites, vaut-elle oui ou non, la chute du gouvernement et le désordre politique? La réponse est clairement «non»», a certifié le ministre de l’Economie et poids lourd du gouvernement, Bruno Le Maire, dans le quotidien «Le Parisien». En première ligne sur le dossier des retraites, le ministre du Travail Olivier Dussopt a, lui, assuré ne pas croire à une union des oppositions de gauche, de droite et d’extrême droite autour d’une motion de censure. «Tant que la réforme à 64 ans est proposée, il faut continuer» la mobilisation sur les retraites, a jugé dimanche Jean-Luc Mélenchon, tout en prévenant que «le pouvoir compte sur les débordements pour jouir d’une situation de peur». «La lutte va continuer quel que soit le résultat» des motions de censure qui seront examinées lundi à l’Assemblée nationale, a précisé le leader de La France Insoumise (LFI) au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, rappelant que «les syndicats unis ont appelé à des actions toute la semaine et à une grande manifestation jeudi». «Je ne dirai jamais qu’il faut arrêter la mobilisation, tant que la réforme à 64 ans est proposée, il faut continuer», a-t-il insisté. Interrogé sur les violences, il a souligné que «pas une seule fois, ce texte n’a acquis quelque forme que ce soit de légitimité parlementaire». La permanence d’Eric Ciotti à Nice a été caillassée dans la nuit de samedi à dimanche pour «faire pression» et qu’il vote lundi la motion de censure sur la réforme des retraites, a rapporté le président des Républicains, et d’autres permanences d’élus de la majorité ont été visées. «Cette nuit ma permanence a été caillassée. Les nervis qui ont fait ça veulent par la violence faire pression sur mon vote lundi», a écrit le député des Alpes-Maritimes sur Twitter, photos à l’appui. On y voit une des vitrines en morceaux et l’inscription «la motion ou le pavé». Il a déposé plainte. Une enquête a été ouverte, a indiqué la préfecture à l’AFP. Barricades, feux de poubelles et d’abribus, jets de projectiles: le quartier de la Place d’Italie à Paris a été samedi soir le théâtre de heurts avec la police et de dizaine d’arrestations, en marge d’une manifestation dénonçant l’usage du 49.3 pour faire passer la réforme des retraites. Selon une source policière, 81 personnes ont été arrêtées sur la place d’Italie ou alentour. Il s’agit de la troisième soirée de tensions dans la capitale, depuis l’annonce jeudi du recours par Elisabeth Borne à l’article 49.3 de la Constitution qui permet l’adoption d’un texte sans vote, sauf motion de censure. Peu après 21h30, le canon à eau a entraîné la dispersion d’une grande partie des manifestants. Les opposants à la réforme des retraites en France ont continué samedi à exprimer leur colère avec de nouveaux rassemblements, deux jours après la décision de l’exécutif de passer en force au Parlement. La crainte d’une radicalisation de la contestation avait conduit les autorités à interdire tout rassemblement sur la place parisienne de la Concorde, où des heurts ont éclaté jeudi et vendredi au soir. Les manifestants parisiens, 4000 environ selon une source policière, se sont repliés sur la place d’Italie, dans le sud-est de la capitale. Des incidents commençaient à se produire en début de soirée: feux de poubelles, abris-bus saccagés etc. Face aux casseurs, les organisateurs ont décidé la dissolution de la manifestation. «Que nous reste-t-il à part continuer à manifester ? On n’a que la mobilisation, qui était pacifique jusqu’au 49.3. Mais maintenant, ça va potentiellement mettre de la tension sociale partout», a indiqué Romain Morizot, 33 ans, ingénieur télécom dans l’aviation, croisé dans le cortège à Marseille. Des rassemblements se sont également tenus un peu partout dans le pays, à Brest, Toulon ou Montpellier. La mairie de Paris a constaté une «stabilisation» du volume des déchets non ramassés dans la capitale samedi, au treizième jour de grève contre la réforme des retraites, alors que des camions-bennes réquisitionnés collectaient les ordures selon la préfecture. Vendredi, la mairie avait estimé que 10'000 tonnes de déchets étaient en attente de collecte sur les trottoirs parisiens. Après le refus de la maire PS Anne Hidalgo, soutien du mouvement social, de demander la réquisition au préfet de police, ce dernier avait signé jeudi la réquisition d’agents pour évacuer les ordures. L’arrêt des installations de la raffinerie TotalEnergies de Normandie «a débuté vendredi soir», a déclaré samedi à l’AFP le secrétaire général CGT de la plus importante raffinerie du pays, Alexis Antonioli. «Les unités s’arrêtent depuis hier soir», a-t-il ajouté. Cette mise à l’arrêt prendra toutefois plusieurs jours et ne devrait pas provoquer de pénuries de carburant immédiates dans les stations-service du pays. L’arrêt des expéditions par les grévistes engendre «de fait l’arrêt des installations», a poursuivi Alexis Antonioli, «les stocks étant déjà pleins» sur le site de la raffinerie. Les rassemblements contre la réforme des retraites place de la Concorde et sur les Champs-Elysées à Paris ont été interdits samedi par la préfecture de police, après deux soirées de manifestations émaillées d’incidents. Ces lieux se situent près de l’Assemblée nationale et du palais présidentiel de l’Elysée. «En raison de risques sérieux de troubles à l’ordre et à la sécurité publics (...) tout rassemblement sur la voie publique place de la Concorde et à ses abords ainsi que dans le secteur de l’avenue des Champs-Élysées est interdit», a déclaré la préfecture. «Les personnes qui tenteraient de s’y regrouper seront systématiquement évincées par les forces de l’ordre» et pourront être verbalisées, a ajouté la même source. A Besançon (Doubs), 300 manifestants ont allumé un brasero samedi matin et certains y ont brûlé leur carte d’électeur, selon un correspondant de l’AFP. «Que vais-je répondre à des jeunes qui me disent 'voter ça sert à rien'? Moi, j’ai élu mon député et il est privé de vote. On est en plein déni démocratique», déclare Nathalie, trentenaire, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille. «Je brûle aujourd’hui ma carte d’électeur symboliquement parce que M. Macron vient de nous prouver que ça ne servait à rien». La mairie du 4ème arrondissement de Lyon a été prise pour cible vendredi soir lors d’un rassemblement contre le projet de réforme des retraites, qui a donné lieu à d’autres tensions dans le centre-ville. Partis du centre de Lyon en début de soirée, où ils étaient quelques centaines, ces jeunes gens majoritairement militants d’extrême gauche ont ensuite joué au chat et à la souris avec les forces de l’ordre, se partageant en petits groupes dans des rues étroites, a constaté une journaliste de l’AFP.

A5) Procès à Vevey (VD): Il poignarde le dépanneur venu réparer un fourneau à gaz.

Un jeune homme de 27 ans a écopé lundi de quatre ans et demi de prison et de l’expulsion du territoire pour avoir notamment assené plusieurs coups de couteau à un ouvrier dans un restaurant, en 2021. Sans crier gare, le vingtenaire a poignardé l'homme qui procédait au dépannage d’un fourneau à gaz. Photo prétexte. «Ça a pourri ma vie. Tout a basculé. Mon entreprise, ma famille… Je n’arrive plus à rien.» Un peu moins de deux ans après s’être fait poignarder, Duarte* vit toujours dans la peur. Un jour de juin 2021, alors qu’il procédait au dépannage d’un fourneau à gaz dans une pizzeria vaudoise, Mattia*, un Italien de 25 ans au moment des faits, qui venait d’être engagé à l’essai comme plongeur, lui a, sans crier gare, assené plusieurs coups de couteau au niveau du cou, relate l’acte d’accusation. Les plaies causées par une lame de 15 cm, dont l’une a touché la carotide, ont mis la vie de Duarte en danger, rapporte l’examen clinique. Ce quadragénaire portugais n’est pas passé loin. Il en a gardé une paralysie faciale du côté gauche et une cicatrice au cou. «Je ne comprends toujours pas. Pourquoi moi?», a demandé mardi ce chef d'entreprise, toujours en incapacité de travail. «Je crois qu’on n’obtiendra pas de réponse. Vous étiez au mauvais endroit au mauvais moment…», lui a répondu la présidente du Tribunal veveysan (VD), mardi lors de l’audience de Mattia. L’accusé a expliqué s’être «senti menacé», et qu’à l’époque des faits, il vivait une période difficile. Mais il ne s’explique pas davantage. Deux jours avant de poignarder Duarte, le vingtenaire, qui effectuait une journée d’essai dans une entreprise active dans l’installation de sprinkler, a volontairement mis hors d’usage près de 30 buses anti-incendie d’un centre commercial de Sierre (VS) et percé un trou dans une conduite d’alimentation en eau du système anti-feu. Placé peu après en détention, il n’a pourtant jamais été soumis à une expertise psychiatrique. «Il n’y avait pas d’indices de diminution de la responsabilité pénale qui justifie une expertise», a confié la procureure Camilla Masson à «24heures». Reconnu coupable de tentative de meurtre, dommages à la propriété et vol d’usage, le jeune homme a été condamné à quatre ans et demi de prison. Il sera aussi expulsé du territoire suisse pendant quinze ans. Après avoir vu Duarte en larmes, Mattia lui a présenté ses excuses. Mais le plaignant n’a pu les accepter. «La peine est trop faible pour mon client parce qu’on lui a volé sa vie», explique l’avocate du plaignant Me Coralie Devaud. L’accusé lui devra 30’000 francs pour réparation du tort moral.