Une femme se reconnaît sur une serviette de plage venant de Malte - 20 minutes
Une jeune femme a commandé sur Temu une serviette de plage personnalisée avec une photo. Ce même linge s'est retrouvé commercialisé dans un magasin à l'étranger. Tout commence avec cette utilisatrice de TikTok prénommée Emily. En vacances à Malte, elle entre dans un magasin, voit une serviette de plage et s'arrête net. Sur le linge se trouve la photo d'un couple – un homme enlaçant une femme, les deux regards fixant l'objectif. Rien d'incroyable, à première vue. Et pourtant... Emily publie une vidéo avec la légende suivante: «Si quelqu'un connaît ce couple, faites-le-moi savoir.» La vidéo devient rapidement virale: 2,3 millions de vues, 192’000 likes, des centaines de commentaires. Sous la vidéo, l'utilisatrice Chiara se manifeste. Sa photo de profil? La même que celle sur la serviette. «Oh mon Dieu, c'est ma serviette, écrit-elle. Comment a-t-elle atterri à Malte? Nous n'y sommes jamais allés!!!» Elle publie également la photo originale. Son commentaire devient lui-même viral et récolte plus de 87’000 likes. Chiara mène l'enquête et publie sa propre vidéo, que plus de 660’000 personnes ont déjà regardé. La jeune femme raconte que la serviette existe bel et bien et qu'elle se trouve à son domicile. Elle la montre à la caméra et celle-ci est effectivement identique au linge qu'Emily avait postée dans un premier temps. Chiara avait commandé la serviette sur Temu – personnalisée, comme cadeau humoristique pour son petit ami. Dans la vidéo, elle met en garde ses abonnés: «S'il vous plaît, ne faites rien personnaliser sur Temu. Ils volent vos données.» Et d'ajouter: «Surtout, ne faites rien personnaliser avec des enfants! Ils peuvent faire ce qu'ils veulent avec les photos.» Les commentaires en dessous montrent qu'elle n'est pas la seule à avoir subi pareille mésaventure. Une personne écrit: «Mon mari a reçu des boxers avec mon visage dessus.» «J'ai fait faire une toile avec ma fille – maintenant j'ai peur», ajoute une autre internaute. Quelqu'un d'autre relativise: «À proprement parler, ils ne volent pas de données. En achetant, on accepte les conditions d'utilisation.» Ce qui n'est pas faux: quiconque télécharge des photos sur des plateformes ou fait personnaliser des produits consent souvent à des droits d'utilisation très étendus – du moins selon les conditions générales de vente (CGV). De telles clauses permettent aux entreprises de traiter, de stocker ou même de réutiliser les contenus. Et en Suisse? Il est toutefois également clair que de nombreuses plateformes s'assurent des droits très larges – et les utilisateurs les ignorent souvent car ils ne lisent pas ces informations. Reste à savoir si une infraction a été commise dans ce cas précis. Chiara écrit elle-même dans les commentaires qu'elle envisage des poursuites judiciaires. 20 Minutes l'a contactée, mais n'a pas encore reçu de réponse. Deborah Gonzalez (dgo) travaille pour 20 Minuten depuis 2021. Elle écrit pour la rubrique Community et est également productrice print. Ton opinion Solitaire Mots fléchés Sudoku Mahjong Bubbles Snake Échecs eXchange Power of 2 Doubles Cuboro Riddles SudoKen Street Fibonacci Gumblast Reste au courant.
