Affaire Interface : le fondateur accusé d'abus sexuels jugé dès ce lundi à Sion - 20 minutes
Le fondateur d’Interface comparaît dès aujourd’hui devant la justice. Accusé, entre autres, d’abus sexuels et de séquestration, il conteste les faits. Le «gourou» face aux juges. Ce lundi à Sion s’ouvre un procès aussi attendu que sensible. Cinq ans après les premières révélations, l’affaire «Interface» parvient devant la justice valaisanne. Au cœur des débats: le fondateur d’une compagnie de danse sédunoise, aujourd’hui âgé de 62 ans, accusé d’avoir exercé une emprise profonde sur ses membres et d’avoir commis plusieurs infractions à caractère sexuel, comme le révélait à l'époque «Le Nouvelliste». Le prévenu conteste l’ensemble des faits. Révélée en 2021 par une série de témoignages, l’affaire a mis au jour un fonctionnement interne troublant. Le Ministère public décrit une structure aux accents «sectaires», entièrement façonnée par la volonté de son directeur. Plusieurs membres vivaient dans les locaux, partageant un pot commun et dépendant de son aval pour leurs dépenses. Dans un milieu déjà précaire, cette organisation renforçait leur dépendance, tandis que l’éloignement des proches et la mise à l’écart des opposants contribuaient, selon l’accusation, à instaurer une emprise durable. «La sexualité occupait une place omniprésente» Dans ce cadre, «la sexualité occupait une place omniprésente», toujours selon l’accusation. Des témoins relatent des comportements insistants, des gestes déplacés et des pratiques imposées, souvent justifiés au nom de la création artistique. Le volet pénal se concentre sur deux situations. La première implique une danseuse âgée de 17 ans au moment des faits, qui dénonce des gestes à caractère sexuel répétés ainsi que des tentatives de contrainte lors de déplacements à l’étranger, malgré ses refus. La seconde concerne une altercation avec une stagiaire, qui affirme avoir été retenue contre sa volonté dans une pièce - des faits que le Ministère public qualifie de séquestration. Si certains aspects du mode de vie au sein d’Interface ne relèvent pas en tant que tels du pénal, ils auraient, selon l’accusation, favorisé l’instauration d’une emprise déterminante sur les victimes présumées. Eva Lombardo (elo) est journaliste au sein de 20 Minutes depuis 2026. Ton opinion Solitaire Mots fléchés Sudoku Mahjong Bubbles Snake Échecs eXchange Power of 2 Doubles Cuboro Riddles SudoKen Street Fibonacci Gumblast Reste au courant.
